|
||
International
Danilo
FAGGIONI CCIF
|
Cet entretien vise à mettre en évidence, à travers le témoignage de Danilo Faggioni, les étroites relations (sociales, culturelles et économiques) entre le Languedoc-Roussillon et l’Italie.
La CCIF, Chambre de Commerce Italienne pour la France de Marseille, association loi 1901 crée en 1886 (certifiée ISO 9001), est membre de l’Assocamerestero : Association des Chambres de Commerce Italiennes à l’étranger, qui regroupe 73 Chambres de Commerce Italiennes dans le Monde. On compte 4 chambres de commerce italiennes en France : Paris, Lyon, Nice et Marseille. Il faut préciser que les CCI Italienne à l’étranger ont été, à l’origine, mises en place par des entrepreneurs, contrairement à la France où l’Etat est le moteur de ces réseaux consulaires. De plus, les Chambres de Commerce Italiennes dans le monde sont aussi intégrées dans le paysage territorial de leur implantation grâce à leur statut juridique qui dépend du local. Il favorise, dans ce cadre, sa légitimité d’actions vis-à-vis des autorités étatiques et participe au développement économique de la région.
L’antenne a vu le jour en 1998. Au début, nous travaillions à 80% pour les entreprises italiennes voulant s’exporter en Languedoc-Roussillon, désormais l’écart s’est réduit grâce à la prospection des premières années et nous travaillons aujourd’hui avec autant de PME dans les deux pays. Cette coopération entre la France et l’Italie crée des partenariats « win-win » entre les sociétés du Languedoc-Roussillon et les entreprises italiennes qui veulent trouver des entreprises complémentaires pour faciliter leur internationalisation en utilisant les réseaux existants. « Nous représentons un véritable trait d’union entre les entreprises françaises et italiennes, rôle que nous exerçons à travers cinq services centraux : l’assistance aux entreprises, l’information, la promotion, la formation et le tourisme ». Ces services se focalisent sur : les recherches de contacts et les études de marchés en France et en Italie, les promotions de foires et salons, l’organisation de rencontres d’affaires, les visites professionnelles, les traductions techniques de dépliants et de brochures, l’interprétariat, les évènements économiques et culturels, la formation à la langue italienne et les cours sur l’actualité économique italienne.
Dans les actions les plus concrètes nous conseillons, mettons en relation des sociétés françaises et italiennes ; les entreprises restant maître de leur décision. Il manquait un moment de forte visibilité pour notre antenne. C’est ce que nous a procuré la Foire de Montpellier où depuis 2006, l’Italie est présente avec plus de 1.000 m² soit 40 entreprises. La 58e Foire Internationale de Montpellier en 2006 avait pour invité d’honneur l’Italie. A cette occasion, nous disposions de plus de 1.000 m² pour mettre en avant les entreprises italiennes. Depuis, les contacts et les demandes d’affaires grandissent, explosent, et la promotion de l’antenne de la Chambre de Commerce Italienne à Montpellier a merveilleusement bien fonctionné.
Pour l’Hérault, l’Italie représente le premier pays Importateur/Exportateur. Les secteurs d’activité sont vastes : le textile, l’agro-alimentaire, le bâtiment, les biotechnologies, le médical, l’agricole ou encore la micro-électronique. L’antenne de Montpellier ne privilégie aucun secteur d’activité en particulier, à partir du moment où il existe un marché, une offre et une demande.
Une
bonne analyse du produit s’impose. Les services spécialisés
de la CCIF de Marseille ainsi que la parfaite connaissance du marché
italien sont pour cela très utiles.
Une cotisation d’adhésion est demandée aux entreprises qui bénéficient de ces services individualisés. « Son montant dépend du travail accompli, de 200 à 600 € par entreprise et par an. La cotisation est à établir à l’ordre de la Chambre de Commerce Italienne pour la France, que la société soit italienne ou française. En outre, ces adhésions permettent un suivi qualitatif, certifié ISO 9001, et une comptabilité des actions menées par nos bureaux. Mais, les entreprises ont la possibilité de ne payer que les services utilisés, comme si elles faisaient appel à un cabinet de consultant pour une action ponctuelle. »
Un
programme 2008 très ambitieux a été réalisé.
|
|
| Décembre
2007 |
Entretien
réalisé par Claire Calvet et Jean-Baptiste Roman–
MIPMET08 |
|
Master
MIPMET M2
Management International
PME et Territoires
Universités Montpellier I et III
