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Guillaume
PEREZ Guillaume Perez est issu du Master Professionnel 2ème année en Management International des PME, Entrepreneuriat et Territoires (MIPMET) à l’Université Montpellier I et III. A la suite, il devient chargé de mission pour le management de missions collectives à l'international en ce qui concerne la filière Santé-Biotechnologies pour le compte de Prodexport Languedoc Roussillon . La fin de son stage étant arrivée il décide de créer sa propre entreprise.
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La formation MIPMET insiste beaucoup sur l’entrepreneuriat et le fait de créer sa propre structure. C’est le cas de Guillaume Perez, un ancien MIPMET, qui n’a pas hésité à la suite de son stage à monter sa propre entreprise.
Je
n’avais en fait encore jamais songé à créer
ma propre entreprise durant mes études. Mais une fois mon Bac +5
en poche (M2 MIPMET, Master Professionnel 2ème année en
Management International des PME, Entrepreneuriat et Territoires), j’ai
pris du recul par rapport à ma formation et à mes envies
professionnelles et j’ai décidé de saisir une opportunité
qui m’était offerte pour créer une entreprise ainsi
que mon propre emploi. Quel est l’état d’avancement de la création de votre entreprise ? La
plupart des « aventures » exigent à mon avis un minimum
de préparation. Dans mon cas, il est préférable d’en
avoir un maximum sachant que les statistiques entrepreneuriales relatent
une majorité d’échecs lors des trois premières
années d’activités et sont du dans la plupart des
cas à un manque de préparation de « l’Entrepreneur-Dirigeant
». De plus, toutes les démarches liées à la création restent en France encore très compliquées et longues. Nous sommes donc toujours dans la phase de création depuis le mois d’octobre 2005, mais nous pensons pouvoir démarrer l’activité d’ici quelques semaines. Cette
période est alors délicate à gérer du fait
d’une contradiction évidente : Prospecter, d’accord,
mais avec quelle « carte de visite » ? Vous m’accorderez
qu’il est ainsi difficile de vendre son offre (son projet) alors
que l’on n’a encore aucune référence sociale.
Pour solutionner ce dilemme, représentant tout de même une
étape clé dans l’avancement et la consolidation du
projet, nous en sommes naturellement venu à mettre en oeuvre nos
« réseaux de proximité » beaucoup plus facile
à aborder et donc à convaincre. Quelle est la nature exacte de votre entreprise ? Le concept même de l’activité est encore une fois complètement « MIPMET » puisqu’il s’agit de faire « du local pour de l’international ». En effet, la nature même de l’entreprise consiste à faire du négoce franco-asiatique. Autrement dit nous jouons le rôle « d’intermédiaire négociant » pour des entreprises locales françaises voulant générer un courant d’affaires à l’international, spécifiquement sur la zone Asie, et inversement, pour des entreprises asiatiques souhaitant acheter des services et biens « locaux » manquants dans leur économie actuelle. Dans un premier temps, nous agirons sur différents secteurs d’activités. A savoir que nous répondrons à des demandes multisectorielles existantes aussi bien sur le marché français qu’à l’international et en Asie. Quels sont, selon vous, vos atouts ? Je
pense que le principal atout de l’entreprise est notre complémentarité
avec mon associé. Il représente la zone Asie et moi-même
la zone France avec nos réseaux respectifs et nos compétences
respectives principalement linguistiques et commerciales. Quelles sont les difficultés actuelles et futures auxquelles vous pensez devoir faire face ? Notre principal handicap devrait être tout d’abord le manque de notoriété puisque c’est une chose qui a beaucoup d’importance dans ce milieu et dont nous manquons pour le moment. Ensuite, du fait de mon statut de « jeune diplômé », le manque d’expérience d’une manière générale pourrait être une difficulté supplémentaire. Cependant, notre politique est de rentrer dans une phase d’apprentissage et de sous-traiter tout ce que l’on ne maîtrise pas complètement. Pourquoi avoir décidé d’implanter l’entreprise à Montpellier ? J’ai choisi d’implanter l’entreprise dans cette ville pour plusieurs raisons, tout d’abord parce qu’étant originaire du Languedoc-Roussillon, j’en connais bien l’économie et les mentalités. Ainsi, l’esprit « local » est très marqué dans cette région et l’effet de proximité y joue beaucoup. Ensuite, l’intérêt de notre activité dans cette localité est pleinement justifié du fait que les PME languedociennes s’exportent mal, en faisant ainsi de cette faiblesse un argument majeur. Comment souhaiteriez-vous faire évoluer l’entreprise ? Actuellement,
nous sommes « multisectoriels », cependant nous aimerions
à moyen terme limiter notre activité à quelques secteurs
porteurs. Le but étant de détecter une niche et de s’y
implanter.
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| Avril
2006 |
Entretien
réalisé par Gwenaelle BAUDELOT et Laurent GODFRIN - MIPMET06 |
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Master
MIPMET M2
Management International
PME et Territoires
Universités Montpellier I et III
