Les entretiens MIPMET ont pour objectifs d'aborder des thématiques d'actualité. Réalisés par les étudiants du M2 MIPMET, ces entretiens vous invitent à découvrir une personnalité qui nous délivre sa vision sur les PME, l'internationalisation, les territoires,...

 

Guillaume PEREZ - Jeune créateur d’entreprise

L’entrepreneuriat : vision d’un jeune créateur

(...) les statistiques entrepreneuriales relatent une majorité d’échecs lors des trois premières années d’activités et sont du, dans la plupart des cas, à un manque de préparation de « l’Entrepreneur-Dirigeant.
 


Entrepreneuriat

Guillaume PEREZ
Jeune créateur d'entreprise

Guillaume Perez est issu du Master Professionnel 2ème année en Management International des PME, Entrepreneuriat et Territoires (MIPMET) à l’Université Montpellier I et III. A la suite, il devient chargé de mission pour le management de missions collectives à l'international en ce qui concerne la filière Santé-Biotechnologies pour le compte de Prodexport Languedoc Roussillon . La fin de son stage étant arrivée il décide de créer sa propre entreprise.

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Liste des entretiens

La formation MIPMET insiste beaucoup sur l’entrepreneuriat et le fait de créer sa propre structure. C’est le cas de Guillaume Perez, un ancien MIPMET, qui n’a pas hésité à la suite de son stage à monter sa propre entreprise.


Comment vous est venu l’idée de créer une entreprise et qu’est ce qui vous motive?

Je n’avais en fait encore jamais songé à créer ma propre entreprise durant mes études. Mais une fois mon Bac +5 en poche (M2 MIPMET, Master Professionnel 2ème année en Management International des PME, Entrepreneuriat et Territoires), j’ai pris du recul par rapport à ma formation et à mes envies professionnelles et j’ai décidé de saisir une opportunité qui m’était offerte pour créer une entreprise ainsi que mon propre emploi.

L’opportunité en question est apparue durant mon stage de fin d’études où j’occupais le poste de Collaborateur Export au sein de la structure semi institutionnelle régionale, Prodexport Languedoc Roussillon. J’y ai rencontré un jeune chinois, qui était alors Responsable Export Asie, avec qui j’ai sympathisé très rapidement. Après avoir travaillé quelques mois ensemble, une relation de confiance s’est instaurée, donnant naissance à un projet d’entreprise commun.
Ma motivation est donc à ce jour multiple. A savoir tout d’abord de créer mon propre emploi, ensuite de mener un projet jusqu’à sa réalisation et enfin de vivre une véritable « aventure ».

Quel est l’état d’avancement de la création de votre entreprise ?

La plupart des « aventures » exigent à mon avis un minimum de préparation. Dans mon cas, il est préférable d’en avoir un maximum sachant que les statistiques entrepreneuriales relatent une majorité d’échecs lors des trois premières années d’activités et sont du dans la plupart des cas à un manque de préparation de « l’Entrepreneur-Dirigeant ».

Nous avons donc effectué pendant plusieurs mois, outre l’établissement d’un business plan, une prospection « terrain » afin de cibler un premier prospect et donc d’envisager à court terme une rentrée de chiffre d’affaires avant de rendre officielle la création de l’entreprise, en raison des nombreuses charges qui y sont liées. Nous allons ainsi synchroniser l’immatriculation de la société avec une première facturation.

De plus, toutes les démarches liées à la création restent en France encore très compliquées et longues.

Nous sommes donc toujours dans la phase de création depuis le mois d’octobre 2005, mais nous pensons pouvoir démarrer l’activité d’ici quelques semaines.

Cette période est alors délicate à gérer du fait d’une contradiction évidente : Prospecter, d’accord, mais avec quelle « carte de visite » ? Vous m’accorderez qu’il est ainsi difficile de vendre son offre (son projet) alors que l’on n’a encore aucune référence sociale. Pour solutionner ce dilemme, représentant tout de même une étape clé dans l’avancement et la consolidation du projet, nous en sommes naturellement venu à mettre en oeuvre nos « réseaux de proximité » beaucoup plus facile à aborder et donc à convaincre.

Nous retrouvons ici une logique « MIPMET », et plus précisément « l’effet de proxémie », qui intervient à tous les niveaux, aussi bien pour la phase de création que pour l’activité elle-même. En effet, je fais aussi appel prioritairement à mon entourage pour créer l’entreprise notamment d’un point de vue financier, juridique ou encore pour divers conseils.

Quelle est la nature exacte de votre entreprise ?

Le concept même de l’activité est encore une fois complètement « MIPMET » puisqu’il s’agit de faire « du local pour de l’international ». En effet, la nature même de l’entreprise consiste à faire du négoce franco-asiatique. Autrement dit nous jouons le rôle « d’intermédiaire négociant » pour des entreprises locales françaises voulant générer un courant d’affaires à l’international, spécifiquement sur la zone Asie, et inversement, pour des entreprises asiatiques souhaitant acheter des services et biens « locaux » manquants dans leur économie actuelle.

Dans un premier temps, nous agirons sur différents secteurs d’activités. A savoir que nous répondrons à des demandes multisectorielles existantes aussi bien sur le marché français qu’à l’international et en Asie.

Quels sont, selon vous, vos atouts ?

Je pense que le principal atout de l’entreprise est notre complémentarité avec mon associé. Il représente la zone Asie et moi-même la zone France avec nos réseaux respectifs et nos compétences respectives principalement linguistiques et commerciales.

De plus, la préférence des entreprises françaises de traiter directement avec un français et inversement pour les entreprises chinoises est un élément déclencheur et très avantageux pour notre activité.

Nos compétences et notre réseau professionnel sont bien entendu les principales composantes de l’entreprise et constituent nos avantages concurrentiels. De plus, mon associé bénéficie d’une expérience probante dans l’import/export en zone Asie ainsi qu’un profil de financier et de juriste. Pour ma part, après avoir eut une formation scientifique, j’ai suivi une formation technico-commerciale internationale et ensuite en management de projets à l’international et entrepreneuriaux qui me permettent de maîtriser aujourd’hui une grande palette d’outils techniques et de management dont nous avons besoin en création et gestion d’entreprise.

Enfin, la relation de confiance que nous entretenons avec mon associé est un élément pilier et un atout pour l’entreprise.

Quelles sont les difficultés actuelles et futures auxquelles vous pensez devoir faire face ?

Notre principal handicap devrait être tout d’abord le manque de notoriété puisque c’est une chose qui a beaucoup d’importance dans ce milieu et dont nous manquons pour le moment. Ensuite, du fait de mon statut de « jeune diplômé », le manque d’expérience d’une manière générale pourrait être une difficulté supplémentaire. Cependant, notre politique est de rentrer dans une phase d’apprentissage et de sous-traiter tout ce que l’on ne maîtrise pas complètement.

Pourquoi avoir décidé d’implanter l’entreprise à Montpellier ?

J’ai choisi d’implanter l’entreprise dans cette ville pour plusieurs raisons, tout d’abord parce qu’étant originaire du Languedoc-Roussillon, j’en connais bien l’économie et les mentalités. Ainsi, l’esprit « local » est très marqué dans cette région et l’effet de proximité y joue beaucoup. Ensuite, l’intérêt de notre activité dans cette localité est pleinement justifié du fait que les PME languedociennes s’exportent mal, en faisant ainsi de cette faiblesse un argument majeur.

Comment souhaiteriez-vous faire évoluer l’entreprise ?

Actuellement, nous sommes « multisectoriels », cependant nous aimerions à moyen terme limiter notre activité à quelques secteurs porteurs. Le but étant de détecter une niche et de s’y implanter.

Enfin, je souhaiterais également que l’activité génère des emplois.

Si ces deux derniers souhaits se concrétisent, nous aurons alors réussit à consolider notre projet professionnel dans les premières phases d’activité et nous aurons acquis de bonnes dispositions pour rendre l’activité pérenne.

Dans ce cas, je pourrai alors me dire que j’ai réussit à réaliser convenablement une partie de mon « aventure »… qui pour l’heure est dans sa phase de démarrage, nécessitant alors un engagement total de ma part et donc beaucoup de travail !


 
Avril 2006
Entretien réalisé par Gwenaelle BAUDELOT et Laurent GODFRIN - MIPMET06

 

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Management International
PME et Territoires


Universités Montpellier I et III

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